les enfants d' Apostrophes...
ce matin, levée avec le coq, l'aube et son ciel rose, bleu, quelle chance !
non, je ne vais pas me promener dans le village, comme tous mes chats, je préfère boire un café dans le jardin, il fait encore un peu froid, un froid sec, revigorant, puis je retourne dans la maison, je bois mon café devant l'ordi, je mets à jour mes photos, celles que j'ai prise la vieille.
Hier soir, un plaisir sur la cinq : une rencontre entre Bernard Pivot et Michel Tournier, et puis ce matin, idem, cette conversation que je n'ai pas entendue jusqu'au bout de la nuit, je l'écoute maintenant : c'est un réel plaisir, tout simple, bien sûr il n'est pas étranger à la nostalgie que j'éprouve en pensant à Apostrophes...
petits passages d'une conversation :" il faut sortir de son trou, n'est-ce pas ? un professeur me dit, voilà, Monsieur, mes élèves ont des milliers de questions, est-ce que vous pouvez venir ? c'est sûr, j'y vais, je parle aux enfants de mon métier, et les enfants ont des questions :...
vous avez une vraie passion pour la photographie ?
la tyrannie de l'image
c'est sûr, n'oubliez pas que l'image est interdite chez les juifs...l'image est dangeureuse, l'iconisation est un phénomène à laquelle nous sommes habitués
et l'engagement politique de l'écrivain ?
cela n'a rien à voir, Malraux était fait pour l'engagement politique et puis au moment de l'appel du 18 juin, il dit non, et là, patatras, c'est gravissime...
Gide était un combattant, les hommes qui incarnent les combattants ne sont pas...
Je me suis aperçue...la patronne me dit : mais alors, on dirait que vous allez invité le président de la République, Mitterrand venait ici pour parler de la littérature...il avait peur d'une Allemagne réunifiée, je ne me rendais pas compte que je le déplaisais en critiquant l'Allemagne de l'Est...
La pléiade ?
La vrai édition, c'est le poche, je veux être lue, or la pléiade, c'est un livre qui n'est pas lue...
Journal extine...
Seigneur, faîtes moi connaître un grand amour
Gilles Deleuze faisait parti de ses génies qui ne sont pas viables....et je vous le dis tout de suite, vous avez un voisin, un grand génie...rappellez vous le couple Van Gogh et Gaugin...et moi j'ai vécu ça...et je lui ai fait connaître la jeune femme qui allait devenir sa femme, c'était un cadeau un peu lourd...
Les amours...une vie amoureuse importante est très dévastateur
vous avez eu 80 ans est-ce que cela vous effraie ?
je me suis réveillé le matin du 15 décembre avec 80 ans, ça fait très mal...
La musique de Jean Sébastien Bach est la preuve de l'existence de Dieu
ma tombe, je m'en fous...je me suis fait une épithafe : je t'ai adorée, tu me l'as rendu au centuple, merci la vie...

